Dans ce nouvel épisode du CinéDimanche, on replonge une nouvelle fois dans les eaux parfois troubles, parfois magnifiques, du cinéma d’action et du bis des années 80/90… avec quelques sacrées sorties de route au passage.
Au programme :
Crocodile Dundee, proposé par Lecorbooo, et contre toute attente… une vraie bonne surprise. Un film d’aventure et de comédie qui sent la poussière australienne, le charme d’une autre époque et ce moment étrange où un personnage simple peut encore porter un film entier sans cynisme ni explosions numériques toutes les trente secondes.
Puis changement brutal d’ambiance avec Eraser avec Arnold Schwarzenegger. Et là… grosse douche tiède. Entre scénario prévisible, action sans saveur et impression persistante de regarder un produit calibré à la chaîne, le film nous laisse surtout avec une question : comment un concept pareil peut devenir aussi vite oubliable ? Schwarzy fait du Schwarzy, certes, mais même lui semble parfois regarder le vide en attendant que le générique arrive.
Heureusement, la séance remonte un peu avec Joshua Tree, aussi connu chez nous sous le titre Au-dessus de la loi, avec Dolph Lundgren. Un petit actioner sec, honnête, nerveux, qui transpire la VHS de vidéoclub et le cinéma d’exploitation assumé. Pas un chef-d’œuvre, loin de là, mais un film qui sait exactement ce qu’il est et qui évite au moins de prendre le spectateur pour un meuble IKEA doté de conscience.
Et enfin… le morceau de bravoure.
Ou plutôt le crash industriel.
Parce qu’il fallait bien parler de Robert the Doll. À la demande de Roland, l’objectif était simple : tenter de défendre le film et répondre à Gagago. Mission noble. Presque héroïque.
Sauf que non.
Impossible de sauver ce naufrage opportuniste, fauché et incroyablement mou. Jeu d’acteurs aux fraises, scénario écrit avec le fiak, réalisation de camping pluvieux dans le Jura et poupée démoniaque qui ressemble à un vieux mannequin oublié dans une brocante sinistrée… Robert the Doll s’impose finalement comme le Sharknado des films de poupées tueuses. Mais sans l’autodérision.
Un épisode entre plaisir coupable, action musclée, cinéma VHS et règlements de comptes cinéphiles. Bref : le CinéDimanche dans toute sa splendeur.




